Neoenso dédie cette série d’articles aux origines des pratiques consacrées à la Qualité de vie au Travail.

# La Sophrologie

Cette pratique a été inventée dans les années 60, elle est devenue un incontournable des outils utilisés en QVT (Qualité de vie au Travail).

Cette discipline s’est inspirée de multiples techniques : yoga, hypnose, etc. Nous allons découvrir de quelle manière une pratique hospitalière a réussi à investir le monde du Mieux-être. Étymologiquement, il s’agit de l’étude (logos) de l’harmonie (sos) de la conscience (phrên).

Dans nos esprits, la sophrologie est associée au mieux-être, elle est devenue un des outils les plus utilisés en QVT. Sa particularité tient en ses multiples inspirations (hypnose, zen, yoga,..), et également aux exercices physiques et mentaux proposées. L’objectif de la sophrologie est de transformer les angoisses et peurs en pensées positives. En quarante ans, cette pratique hospitalière a réussi à investir le monde du mieux-être.

Les origines :

Le professeur Afonso Caycedo, neuropsychiatre Colombien (1932-2017), est le fondateur de cette nouvelle discipline. Il cherche une alternative aux électrochocs et comas médicamenteux, pratiques alors habituelles en psychiatrie.

Entre 1960 et 1968 le professeur Caycedo expérimente l’hypnose en associant d’autres techniques (le training autogène de Schultz, la relaxation progressive de Jacobson). Dans un deuxième temps, il intègre des pratiques philosophiques (la daseinsanalyse (1) , le yoga). C’est l’association de ces disciplines, en excluant tout mysticisme, qui pose les bases de la sophrologie.

Développement et Reconnaissance :

Depuis, de nombreux courants se sont développés permettant des approches variées. A la sophrologie Caycédienne (Du nom de son fondateur), se sont ajoutés au fil du temps des mouvements multiples présentant des similitudes et des divergences, ce qui a fait apparaitre un grand nombre d’écoles. Afin de résumer, il existe deux grandes tendances :

  • Une thérapeutique de l’existence, sophrologie Caycédienne, qui ne revendique pas une fonction thérapeutique, mais qui dans la plupart du temps est utilisée comme tel.
  • Les courants dit « pluriels » qui eux se définissent comme thérapeutique. Ces courants sont multiples et associent par exemple de la sophrothérapie existentielle, la philosophie,…

L’essor de la sophrologie est passé dans un premier temps par les milieux du sport et des Services hospitaliers. Les mondes associatifs, professionnels et du mieux-être au travail l’ont progressivement adoptée.

Aujourd’hui :

Devenue une discipline incontournable grâce aux multiples approches, elle s’est adaptée aux mutations de notre société.  Laissons Jocelyn Neau – Sophrologue diplômé – Membre du Réseau Neoenso nous présenter sa vision globale et moderne de cette méthode :

C’est maintenant clair, la sophrologie ne se résume pas exclusivement à de la respiration, de la visualisation ou du relâchement musculaire. Ces derniers sont des outils pour amener le corps au niveau sophro-liminal : ce niveau situé entre la veille et le sommeil où il est plus facile d’activer nos ressources, dynamiser notre potentiel et positiver notre esprit. 

Organisée par un protocole bien défini, la sophrologie est une véritable science de l’étude de la conscience humaine qui dépend de la perception de ce qu’on a dans notre corps. 

Elle aide à appréhender et à faire face aux événements passés (licenciement, divorce, traumatismes d’enfance…) et aux événements futurs (préparation à un examen, audition, réunion importante, épreuve sportive, hospitalisation…), sans oublier d’être en harmonie avec le présent (en pleine conscience).

Retrouvez prochainement un nouvel article  » Mieux Être au Travail, Toute une Histoire ».

(1) c’est une forme de psychothérapie d’inspiration psychanalytique


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