Neoenso dédie cette série d’articles aux origines des pratiques consacrées à la Qualité de vie au Travail.

# Le coaching

De Socrate à aujourd’hui, de ses débuts à sa forme contemporaine, découvrons l’univers du « Coaching ».

Sans en avoir le « Nom », le concept du coaching apparait au Ve siècle av. J-C., Socrate en pose ses fondements. Au fil du temps, cette discipline s’est enrichie de divers courants philosophiques, sociologiques, … pour devenir dans notre monde moderne une pratique reconnue, anoblie par des cursus de formations et des certifications. Nous allons découvrir comment cette méthode sans concept « propre » a su s’imposer dans tous les milieux de la Société.

Etymologie- De la Charrette de Hongrie au Cocher du 19ème Siècle

Une grande charrette fabriquée à Kocs en Hongrie a été importée au 19 siècle en France, elle y fut nommée « Coche ». Par déclinaison le conducteur de cette voiture hippomobile deviendra le Cocher. Les Anglo-Saxons se sont appropriés cette expression pour en faire le « Coach » et le « Coaching ». Par analogie, en traduisant cet anglicisme, nous pouvons parler de « Guide » durant l’accompagnement, servant de « passeur »  

L’Origine et le développement :

En Grèce, au Ve Siècle avant notre ère, le célèbre philosophe Socrate conceptualisait un exercice permettant de faire cheminer intellectuellement l’individu. « Faire accoucher les esprits en servant des séries de questions et d’ironie socratique », cet exercice se nomme la Maïeutique.

Le début du Coaching, dans sa version moderne, voit le jour aux Etat Unis dans les années 50, en investissant le monde du sport et du show business. L’objectif était alors d’améliorer les performances par des exercices, physiques (musculation, endurance, …) et de l’esprit (motivation, gestion du stress, …). A cette époque, les méthodes utilisées étaient plutôt directives.

Au fil du temps ces méthodes ont évolué par des apports issus de la philosophie, de la psychologique humaniste ou encore de la sociologie. Tim Gallwey et John Whitmore ont eu une influence notable sur la démocratisation du Coaching, avec entre autres le Best-seller « Le guide du coaching », écrit par John Whitmore.

L’omniprésence de cette méthode s’est accrue au début des années 90, avec un contexte économique et social où le changement permanent (évolutions technologique, compétitivité…) nécessite une capacité d’adaptation de l’individu à son environnement. Le coaching a investi dans un premier temps l’entreprise puis est apparu dans la sphère privée.

Objectif et Méthode :

Le Coaching a pour mission d’aider une personne à définir un objectif, une thématique à travailler , l’accompagner et le soutenir pour lui permettre de mette en œuvre les actions nécessaires à la réalisation de ses objectifs. Le Coach doit stimuler, accompagner et aider son client à réaliser ses orientions, cela implique une neutralité de coach, une posture de non jugement  et une position d’égalité entre les deux parties prenantes (Coach et Coaché).

Le coaching est sans doute la forme d’accompagnement la plus syncrétique, vision globale, réunissant des théories de psychologie, de sociologie, des courants du développement personnel. On ne recense pas moins de huit influences théoriques.

Cette méthode associe des concepts de différents champs. (la compréhension des individus, la diversité des disciplines, la multiplicité des pensées).

Un coaching se détermine avant tout par l’authenticité de la nature des rapports relationnels entre le coach et le coaché. La dimension contractuelle le plus souvent tri partite ( coach coaché et le représentant du coaché par son entreprise, N+1, DRH…) permet d’élaborer un cadre et une direction ou chacun est gagnant gagnant.

Pour conclure…

Geneviève Naodingar – Coach certifiée – formée par Alain Cayrol, directeur de l’Institut de Coaching international, nous résume en quelques mots sa mission :

« Le coaching étant par essence multiforme, il est difficile d’en donner une définition « simple ». – Je dirai en résumé, c’est un professionnel de la clarification et des processus d’accompagnement, un exportateur d’énergie.

Il construit l’avenir en s’appuyant sur le présent, tout en indiquant que l’avenir fait aussi ce présent, car la manière dont nous imaginons individuellement notre avenir induit nos comportements dans l’instant.

La pratique du coaching est entièrement centrée sur le client, non sur le coach. Le coach dispose des compétences lui permettant de poser un cadre précis. Clarifier où en est la personne en gérant la relation avec le client en toute transparence, définir précisément son cadre d’intervention (la situation à l’instant T, l’objectif défini et le cheminement pour parcourir le chemin de l’un à l’autre). Aider à clarifier ce que souhaite le coaché -poser les bonnes questions au bon moment. Préserver, par sa présence bienveillante mais discrète, l’espace de décision nécessaire afin que la personne accompagnée reste seul pilote de son projet.

En résumé, le coach est un partenaire en réussite. Il sera donc un catalyseur et un accélérateur de changement, un éclaireur ! Ses actions sont en conséquence ciblées et mêmes si elles s’inscrivent dans un temps moyen, elles restent éphémères : 6 à 8 mois, car il s’agit bien d’accroître le niveau d’autonomie du coaché pour qu’il puisse ensuite déterminer seul ses propres buts. »

Retrouvez prochainement un nouvel article  » Mieux Être au Travail, Toute une Histoire ».

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